Labo-Bonheur
Envie de ciel, envie de ciel et mes bras se tendent comme ceux de l’ enfant vers sa mère lorsqu’ il a faim. Faim d’ un ailleurs, faim d’ autre chose, et mes yeux pleurent sur toute cette médiocrité. Il est sans doute trop tôt pour mourir, mourir serait fuir mais je toune sur moi-même et cherche à m’ envoler. Comme un derviche tourneur je voudrais me perdre dans ce cercle que je dessine de plus en plus vite. Je n’ ai plus trop de temps. J’ ai fait avec mes entraves mais je voudrais désormais les enlever, je voudrais me déshabiller de toute la lourdeur des éducations religieuses, je voudrais déposer un fardeau qui n’ était pas mien et redevenir léger, léger, léger. Il n’ y plus que le silence dans mon corps, les maux se sont tus. La moindre petite cellule est en éveil. Je suis le danseur. Je suis le rythme. Je suis la musique qui élève, la recherche de sens . Je voudrais grimper le long d’ une corde invisible et monter, monter loin des peurs, des petitesses, des égoismes. Ma tête se vide elle n’ est plus que mouvement, un mouvement lent à l’ écoute.Je berce lentement l’ enfant qui s’ est tapi en moi.