Aujourd’ hui
Etre seul. Au calme.
Avec envie de faire mal.
Beau programme.
Pour soulager mes peines,
Que je croyais parties.
Elles vont, elles viennent…
Mes pensées sont bruyantes,
Mes émotions, coupantes,
Seul le rien m’ adoucit. J’ ai besoin de sa dose.
Il m’ accueille et me repose, m’ évade et me ramène
Me berce dans l’ absence.
Le silence, le refus du bruit, des parasites,
Le rejet des bavardages.
Et les autres qui m’ appellent,
Ces merveilleux coupables,
Que j’ aime et je déteste.
Trop occupé à m’ accepter,
Trop occupé à me regarder,
Vieux sadique coupable,
Trop perturtable.
M’ isoler est un besoin.
Pour nous protéger.
Une façon de vivre,
Une façon de survivre,
Un deuil qui trop duré.
Et le fantasme de me couper de tous
De trancher d’ un coup
Cesser les enfantillages
Attendre que la mort nous sépare
Ne pas retrouver les gestes excessifs, les passages à l’ acte
Et sombrer dans ma folie, la regarder dans les yeux
M’ apaiser de mots
Ecouter l’ amie
Pour mieux poursuivre
Changer la façon d’ être ensemble
Changer ma façon d’ être à moi
Sans peser sur les autres.
Sans peser sur moi.
Le monde me gêne et m’ insupporte,
Aujourd’ hui, je me gêne et m’insupporte
Demain m’émerveille et m’emporte.
C’ est un passage sombre, que je n’ aime pas.
Je ne suis ni meilleur, ni pire.
J’ admire la force qui malgré tout m’ a mené jusque là.
Je ne juge pas , mon coeur s’ est fermé.
Demain sera meilleur.